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Le puits du carreau St Michel a été foncé en 1902 à Audun-le-Tiche.
A cette époque, ce sont les Aciéries d'Angleur qui en sont les propriétaires. Une grosse partie du minerai est alors envoyée en Belgique mais une autre partie est également destinée au Luxembourg, dans le but d'alimenter les aciéries d'Esch-Belval.

La première guerre mondiale ruine cette prospérité et le carreau stoppe sa production dès le début du conflit. Néanmoins, l'envahisseur mobilise des prisonniers de guerre pour poursuivre le travail et vider les stocks.
Après la guerre, le carreau est modernisé et des sanitaires ainsi qu'une salle des pendus et une lampisterie y sont construits. Malheureusement, la crise financière des années 30 fragilise considérablement la mine et la seconde guerre mondiale n'arrangea rien à la situation. Le carreau St Michel stoppe sa production dès 1940 mais redémarre doucement suite à l'affectation de nouveaux prisonniers de guerre, venus principalement d'Ukraine.

Les installations sont abandonnées à la fin de la guerre mais sont rapidement reprises en mains par la direction et en 1947, la situation s'améliore enfin grâce à la demande considérable de minerais de fer dans les industries luxembourgeoises. En 1958, la production est revenue au seuil de 1929 et en 1976, le record de production est atteint avec plus de 450.000 tonnes de minerais de fer extrait.

Le choc pétrolier de 1978 entraîne de lourdes pertes dans la sidérurgie luxembourgeoise et place St Michel dans une situation délicate mais c'est l'import de minerais étranger qui acheva finalement la petite société qui ferma ses portes en 1997, mettant ainsi fin à la production de minerais de fer à Audun-le-Tiche.

      Visite des derniers vestiges du carreau St Michel à Audun-le-Tiche

Copyright (c) / Photos by Nicolas Elias, Xavier Fer & Laura Dambremont