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En 1851, plusieurs petits producteurs de la région de Rotthausen se réunissent pour créer zeche Bonifacius. Le premier puits est alors rapidement foncé et équipé d'une tour malakoff avant de commencer à produire dès 1861. Les bénéfices restent cependant faibles et la direction n'a d'autres choix que de construire une liaison ferroviaire pour améliorer la situation.
Le charbonnage prend enfin de l'ampleur et en 1870, 600 ouvriers y travaillent pour 188.000 tonnes de charbon.
Dans le but d'aérer les chantiers, un deuxième puits est foncé entre 1872 et 1878 avant que la société ne décide, en 1887, de construire une cokerie à proximité du charbonnage.
Les installations sont par la suite modernisées et les tours sont remplacées par des chevalements.

La rationalisation et les mesures d'austérités de l'après guerre affecte grandement Bonifacius qui, dans un soucis de pérénité, fusionne avec la Gelsenkirchen Mining-AG.
La production des années vingt augmente considérablement, passant à près d'un million de tonnes et demi pour un total de 2.800 employés.
La deuxième guerre mondiale affecte également la société qui ferme momentanément ses chantiers. Les installations sont, quant à elles, relativement épargnées et dès 1947, les travaux reprennent.
Un nouveau puits d'aérage est alors foncé et la production revient pratiquement à son niveau d'avant guerre.

En 1967, Bonifacius fusionne avec zeche Holland qui possède encore un site de production à Wattenscheid. Malheureusement, la crise du charbon met à mal la société qui ferme finalement ses portes en 1974.
Suite à cette fermeture, une jonction souterraine sera effectuée avec Zeche Zollverein qui exploite alors les galeries dans le but d'aérer ses chantiers. Les puits seront malgré tout fermés au début des années 80.


      Reportage sur le siège 1 / 2 de zeche Bonifacius et sur ses machines d'extractions. .........................................

      Reportage sur les sièges 1 / 2 et 6 de zeche Holland..........................................

Copyright (c) / Photos by Nicolas Elias, Xavier Fer & Laura Dambremont